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Messe des familles - Journée mondiale des migrants

Que cherchez vous ?

La question que Jésus pose  aux disciples qui le suivent est posée à chacun de nous.

La réponse est toute simple. Venez et vous verrez. Puis il donne un nouveau nom à Simon. Un nouveau nom qui est aussi une mission. "Tu t'appellera Képhas", ce qui veut dire pierre.

Chacun de nous s'est également  vu confié  une mission. Laquelle ? Celle d'annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.

Sans église mais pas sans idée, nous nous sommes retrouvés dans la salle Drosera rue de la paix. Et, c'est donc avec l'ensemble des enfants du KT et leurs parents que nous avons réfléchi à cette question. Animée par Thierry et Claudy, la messe a revêtue comme à son habitude, un air de fête, de convivialité et de prière.

Quelques extraits de l'homélie ...

Moi aussi, comme Samuel, j’entends régulièrement, des voix qui attirent mon attention, et m’invitent donc à réfléchir. Ces voix sont de deux sortes. Les unes sont intérieures, comme un souffle, un murmure, une inspiration. Les autres sont extérieures. Depuis une parole à peine audible, jusqu’aux bruits déchirants. Il ne s’agit pas pour autant de faits extraordinaires.

Il faut savoir que, dans les récits bibliques, ce que nous appelons la Parole de Dieu est en réalité une Parole sur Dieu. Une voix ou un événement. Aujourd’hui encore, la rencontre de quelqu’un, un témoignage, une lecture, une prédication, une épreuve, peuvent susciter une réflexion, une conversion, un engagement. C’est la réponse à un appel. Une vocation… Voyez, Samuel. La vieille tradition juive voulait maintenir et prouver qu’en Israël la royauté était sacrée. La meilleure preuve, c’est que Dieu l’a instaurée. D’où, l’histoire de ce petit garçon, consacré pour la vie à Yahwé et au Temple, à la suite d’un vœu de sa mère. Or, une nuit, Samuel a entendu une voix. Manifestement intérieure, spirituelle. L’enfant aura donc besoin du prêtre Eli pour l’interpréter. Mais le brave homme ne verra pas clair du premier coup. Ce n’est qu’à la troisième fois qu’il y percevra un appel du Seigneur.

Ces appels répétés, ces difficultés à comprendre et à répondre, signifient qu’il faut souvent du temps pour prendre conscience du sens et de l’authenticité d’un appel, et du temps pour prendre des décisions.

La suite montre bien le choix difficile que devra faire Samuel devenu homme. Soit, rester fidèle au vœu de sa mère qui rêvait, dirions-nous aujourd’hui, de le voir entrer au couvent. Soit, répondre à une vocation de type politique et révolutionnaire qui le séduisait. C’est la seconde qu’il choisira. Elle sera prophétique. Samuel deviendra l’instrument de l’instauration de la royauté en Israël. Il lui donnera son premier roi, Saül, et il sacrera plus tard, en cachette, le futur roi David, dont la lignée révélera Jésus le Messie.

Autre exemple : Ce jeune homme rencontré cette semaine au Lycée Jeanne d’Arc : Tugdual, originaire de Guémené sur Scorff, après sa scolarité, il a poursuivi sa formation pour devenir technicien sur des bateaux de croisière. Au cours d’une de ces croisières, le navire sur lequel il est, porte secours à un pécheur naufragé sur un tas de débris dérivant en pleine mer depuis plusieurs jours. Cette expérience va faire naitre en lui le désir fou de consacrer sa vie et son expérience professionnelle au service de ces hommes, femmes et enfants qui essayent de traverser la Méditerranée au péril de leur vie pour fuir la guerre, l’esclavage, la torture dont ils ont été les victimes en Libye. Cette simple expérience de sauvetage d’un pêcheur aura fait naitre en lui le désir de s’engager dans l’association SOS MEDITERRANEE qui a permis de sauver environ 30.000 personne depuis sa création en 2015. Il a quitté un emploi et un salaire stable pour une aventure humaine où la richesse ne se compte pas en billets de banque mais dans la satisfaction de venir en aide à ses frères humains. Voilà ce dont il témoignait cette semaine auprès des élèves du Lycée Jeanne d’Arc.

Voyez maintenant dans l’évangile : Dans le cadre du mystère de l’incarnation, les appels de Dieu s’incarnent aussi dans l’ordinaire du quotidien. Tout parle de Dieu à qui veut bien regarder et tendre l’oreille. Je crois même que, sur tous les chemins du monde, même en allant chez le boucher, chez le coiffeur, ou en prenant le métro, on peut croiser Jésus qui va et qui vient, comme il allait et venait sur les bords du Jourdain.

On peut aussi passer près de lui sans le remarquer, sans l’entendre, sans l’écouter. " Je l’ai déjà trouvé ", direz-vous. Certes ! Mais il peut encore appeler pour un service d’Eglise ou de la société. En lisant les journaux, en écoutant radio et télévision, il nous interpelle par les victimes d’un désastre, ou le dévouement de ceux et celles qui se portent au secours des victimes. Il y a les appels de la conscience, où l’on peut reconnaître des appels de Dieu. Il y a des vocations par appel direct, quand on est sollicité pour venir en aide à certaines détresses, pour assumer une responsabilité politique ou paroissiale, sociale ou religieuse, et même sacerdotale.

La vocation fondamentale est signifiée dans l'Eglise par le baptême. Les autres en découlent. Y compris les vocations sacerdotales ou religieuses. Oui, mais elles diminuent, direz-vous. Je ne crois pas pour autant que les appels du Christ soient moins nombreux ou moins convaincants. Par contre, nous oublions peut-être qu'il peut appeler autrement, et pour des problèmes nouveaux ou des méthodes qui ne sont pas traditionnelles. Peut-être manquons-nous de lucidité, d'audace et d'imagination. A trop regarder en arrière, on finit par être incapable de regarder en avant pour découvrir de nouveaux horizons. Comme l'a écrit un théologien : "Il nous faut savoir, tout simplement savoir, si nous voulons entendre Dieu, non pas là où nous avons envie de l’entendre, mais là où il parle vraiment "

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